Bonsoir mesdames,
Gibran me laisse toujours sur ma faim et ... perplexe. Son écriture et sa pensée sont d'une réelle beauté, profondes et limpides à la fois. Mais ... prenons ce texte. Il va tenter de définir, d'expliquer, de situer l'enfant. Ce qu'il en dit toutefois ne s'applique-t-il pas de fait à chaque être humain, à n'importe quelle étape de sa vie, qu'il soit enfant un jour, adulte un autre ? Et le regard de l'un de ses humains sur un autre humain ne se doit-il pas être attentif, disponible ... libre et responsable quel que soit "l'autre" en face ?
Je suis perplexe parce que si je me limite à ses mots dans l'Archer où il s'agit de " l'enfant" je trouve ce texte réducteur. Et je me demande si le but de Gibran n'est pas de nous faire dépasser les mots pour ouvrir nos esprits à la tolérance, à l'acceptation de l'autre dans tout ce qui fait son humanité.
Il me semble que ce texte est plus une parabole qu'autre chose. Si on remplace "enfant" par "homme ou être humain" chaque ligne est porteuse de la même idée et de la même finalité. Simplement on a élargi du particulier à l'universel. Le sens et le but du propos n'ont pas changé : chacun est quelque part l'archer de l'autre ... Le sait-il ?
Pardonnez-moi d'intervenir dans votre débat de la sorte. Ce n'est qu'un point de vue un peu personnel.

Et recevez mes hommages.